Avant le début des travaux

RT2012

  • L’étude RT2012 complète

    A l’étape du permis de construire, une étude RT2012 partielle (Bbio) est suffisante. Cette étude devra être complétée dès que possible, absolument avant le lancement des travaux. Notre bureau d’études thermiques vous transmettra la synthèse de l’étude, que vous devrez fournir à un contrôleur indépendant à l’achèvement des travaux. Ce dernier vérifiera la cohérence entre les données de l’étude thermique et le bâtiment réellement construit. C’est ce même contrôleur qui éditer l’attestation RT2012 de fin de travaux.

    LES DOCUMENTS ADMINISTRATIFS

    L’attestation RT2012 nécessaire au dépôt du permis de construire

    Pour toute demande de permis de construire, vous devez remplir le document Cerfa n°13406-03, «Demande de permis de construire pour une maison individuelle et/ou ses annexes». Dans le bordereau de dépôt des pièces jointes, la pièce PCMI 14-1 est le formulaire attestant la prise en compte de la réglementation RT2012. Notre bureau d’études thermiques réalise le calcul réglementaire de votre projet puis vous transmet le document officiel, qui est téléchargeable sur votre espace client.

    Attestation RT2012 permis construire

    Le Récapitulatif standardisé de l’étude thermique (RT2012)

    En fin de travaux, c’est un contrôleur indépendant du bureau d’études thermiques qui éditera votre attestation RT2012 de fin de travaux. Pour cela, vous devrez lui fournir le Récapitulatif Standardisé de l’Étude Thermique (RSET). Notre bureau d’études thermiques réalise le calcul réglementaire complet de votre projet puis vous transmet le RSET, qui est téléchargeable sur votre espace client. L’étude RT2012 complète doit être lancée le plus tôt possible, absolument avant le lancement des travaux, afin de vous assurer que vous allez lancer la construction d’un projet réglementaire.

    UN INTERLOCUTEUR UNIQUE

    Dès la création de votre projet sur notre interface client, vous serez mis en relation avec votre thermicien référent, qui sera votre seul interlocuteur tout au long de votre projet. Vous pourrez le joindre à tout moment via une ligne directe non surtaxée qui vous sera communiquée dès la création de votre projet.

    DOCUMENTS À FOURNIR

    Pour réaliser le calcul RT2012 « Permis de Construire + Fin de travaux » de votre projet, votre thermicien référent a besoin des informations suivantes :

    Coordonnées administrative du client et du projet,
    Caractéristiques des parois du projet en contact avec l’extérieur ou un local non chauffé : plancher(s) bas, mur(s) extérieur(s), mur(s) intérieur(s) sur locaux non chauffés, et plancher(s) haut(s) ou toiture(s).
    Caractéristiques de vos vitrages ainsi que les protections solaires associées.
    Déclaration de l’énergie renouvelable obligatoire.
    Caractéristiques de vos systèmes de chauffage, ventilation et eau chaude sanitaire.
    Si vous hésitez sur certains points, précisez-le lors de la saisie. Votre thermicien référent vous fera des préconisations.

    Si le projet que vous souhaitez construire n’est pas réglementaire, votre thermicien référent vous fera une proposition qu’il considère comme pertinente et adaptée à votre projet afin qu’il respecte la RT2012.

    ÉTUDE THERMIQUE RT2012

    Pour réaliser une étude réglementaire RT2012, nous modélisons votre projet dans un logiciel de calcul réglementaire. Si le projet est réglementaire, le fichier de calcul (.xml) permet de générer votre attestation RT2012 sur le site du ministère.

    Pour réaliser l’étude complète, votre thermicien reprend l’étude RT 2012 réalisée lors du dépôt du permis de construire. L’étude est mise à jour et complétée avec les systèmes de chauffage, ventilation, eau chaude sanitaire, etc. que vous avez choisi. L’objectif est de s’assurer que votre bâtiment respecte l’ensemble des exigences de la RT 2012.

    Rappel : Nous vous conseillons de réaliser l’étude thermique complète avant le lancement des travaux, afin d’éviter d’éventuels surcoûts liés à une remise aux normes d’un projet qui ne respecterait pas la RT2012.

    LOGICIEL

    Nos études sont réalisées via le logiciel de calcul réglementaire Archiwizard, évalué et certifié par le CSTB.

    CRITÈRES À RESPECTER

    Afin que votre projet respecte la Réglementation Thermique 2012, il devra respecter les exigences suivantes :

    Bbio ≤ Bbiomax. Le coefficient Bbio caractérise la qualité de la conception bioclimatique de votre projet. Pour valider la RT2012, le Bbio de votre projet devra être inférieur au Bbiomax,
    Cep ≤ Cepmax. Le coefficient Cep représente la consommation d’énergie théorique conventionnelle de votre projet. Pour valider la RT2012, le Bbio de votre projet devra être inférieur au Bbiomax,
    TIC ≤ TICref. Le coefficient TIC caractérise le confort estival de votre projet. Pour valider la RT2012, le TIC de votre projet devra être inférieur au TICréf,
    Surface vitrée ≥ 1/6 de la Surface habitable (dans le cas d’une maison individuelle),
    Que vous ayez prévu au moins une énergie renouvelable (obligatoire),
    Respect de l’ensemble des exigences de moyens de la RT 2012.
    RENDUS DE L’ÉTUDE THERMIQUE

    Attestation officielle RT2012 nécessaire au dépôt de votre permis de construire
    Récapitulatif Standardisé de l’Étude Thermique (RSET), nécessaire à l’édition de l’attestation RT2012 de fin de travaux
    Rapport d’études (conseils et analyses)
    Fichier de calcul (.xml)

    MISE À JOUR EN CAS DE MODIFICATIONS

    Dans notre forfait de base, nous vous autorisons 3 modifications gratuites de votre projet. Si vous souhaitez nous demander plus de 3 mises à jour, vous pourrez commander l’option « reprise » pour 50 euro

    Si vous décidez de faire des modifications des choix techniques de votre projet après la réalisation de l’étude RT2012 complète, il est impératif que vous nous contactiez pour une mise à jour, afin que nous vérifions que votre projet respecte toujours la RT2012.

    DÉLAI

    Dès réception de l’ensemble des pièces nécessaires à l’étude de votre projet, nous nous engageons à réaliser l’étude dans un délai de 48 heures ouvrées.

    GARANTIE

    L’ensemble de nos prestations sont assurées en responsabilité civile et décennale.

  • Le coefficient d’énergie primaire (Cep)

    Le Cep est l’une des trois exigences de la RT 2012. Ce coefficient représente la consommation conventionnelle d’énergie primaire de votre projet, portant sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire et d’auxiliaires (pompes et ventilateurs).

    OU INTERVIENT LE CEP DANS LE CALCUL RÉGLEMENTAIRE ?

    Conformément à l’article 4 de la loi Grenelle 1, la valeur du Cepmax s’élève à 50 kWh par m² d’énergie primaire par an, modulé selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre pour le bois énergie et les réseaux de chaleur les moins émetteurs de CO2.
    Cette exigence impose, en plus de l’optimisation du bâti exprimée par le Bbio, le recours à des équipements énergétiques performants, à haut rendement.

    L’attestation de fin de chantier est validée si CepPROJET < Cep MAX RT 2012

    COMMENT LE CEP EST-IL CALCULÉ ?

    Le Cep est la somme des consommations d’énergie primaire par an de votre habitation :

    Cep = Conso d’énergie primaire par an de (Chauffage + Climatisation + Eau Chaude sanitaire + Éclairage + Auxiliaires) – production photovoltaïque (limité à 12 kWhEp/(m².an))
    Le Cep ainsi calculé doit être inférieur au Cep max défini par le gouvernement dans la réglementation thermique RT2012.

    COMMENT DIMINUER LE CEP ?

    En reprenant la formule détaillée ci-dessus, on peut réduire ce coefficient en :

    Optimisant le coefficient Bbio, afin de réduire en besoin de votre projet et donc sa consommation,
    Proposant des systèmes de production d’énergie à haut rendement,
    Ayant recours aux énergies renouvelables (panneaux solaires par exemple).

  • La température intérieure conventionnelle (TIC)

    La TIC, ou Température Intérieure Conventionnelle, est l’une des trois exigences de résultats de la RT 2012. Ce coefficient représente la valeur horaire en période d’occupation de la température opérative. Pour le résidentiel, la période d’occupation considérée est la journée entière. Les modalités de calcul de la TIC sont définies par la méthode de calcul Th-BCE 2012 approuvée par un arrêté du ministre chargé de la construction et de l’habitation et du ministre chargé de l’énergie. Elle est calculée en utilisant des données climatiques conventionnelles pour chaque zone climatique.

    OU INTERVIENT LA TIC DANS LE CALCUL RÉGLEMENTAIRE ?

    Le principe est simple : la température intérieure atteinte en été (TIC) pendant 5 jours doit être inférieure à la température intérieure conventionnelle de référence (TIC REF).

    L’attestation de fin de chantier est validée si TIC PROJET < TIC REF RT2012

    Au même titre que les consommations d’énergie primaire et le Bbio, le Tic est une valeur réglementaire qu’il vous faudra respecter.

    COMMENT LA TIC EST-ELLE CALCULÉE ?

    La TIC de référence est calculée selon la méthode de calcul Th-BCE 2012. Les caractéristiques du bâtiment de référence sont celles utilisées pour le calcul du Bbio à l’exception du facteur solaire de référence pour les parois opaques et les liaisons périphériques (=0,02). Quant au facteur solaire et au facteur de transmission lumineuse des parois vitrées, ils dépendent du bruit auquel les fenêtres sont exposées, de leur orientation, de l’altitude et de la zone climatique.

    Le calcul de la TIC n’a pas évolué avec la RT 2012. Pour le moment, c’est la méthode de calcul de la RT 2005 qui est utilisée. La mise à jour de la méthode de calcul de la TIC devrait se faire en 2014

    COMMENT DIMINUER SUR LA TIC ?

    Augmenter l’inertie: L’augmentation de l’inertie de votre bâtiment (via des matériaux lourds comme la pierre ou le béton) permet d’emmagasiner une quantité importante d’énergie. Cela permet de déphaser le pic de chaleur interne qui intervient plus tard dans la journée, lorsqu’il est possible d’aérer le logement (sur ventilation) et donc évacuer la chaleur.

    Mettre en place des protections solaires : La mise en place de protections solaires sur vos orientations Est, Sud et Ouest permettent de limiter les apports solaires en été, diminuant le coefficient TIC.

  • Calcul des déperditions

    POUR QUI ?

    Le calcul des déperditions est utile au dimensionnement précis de votre installation de chauffage. Il vous suffira de transmettre le résultat de cette étude à votre chauffagiste installateur, qui saura sélectionner un système parfaitement adapté à votre projet. Si ce calcul n’est pas réalisé, votre installateur sera contraint de choisir votre système à partir de ratios (kw à installer / m²), ce qui entraîne généralement un surdimensionnement et donc un surcoût.

    CONTENU DE L’ÉTUDE

    Votre thermicien reprend l’ensemble des caractéristiques de votre bâtiment que vous lui avez fournies pour la réalisation de l’étude RT2012 complète. Sur cette base, il réalise un calcul dynamique des déperditions selon la norme NF EN 12831. Le résultat de ce calcul est la puissance exacte à installer de votre système de chauffage.

    INFORMATIONS À FOURNIR

    Les données saisies pour la réalisation de l’étude RT2012 complète sont suffisantes.

  • Choisir son système de chauffage

    Le choix du mode de chauffage de votre maison individuelle est stratégique et dépend de plusieurs paramètres. Afin de choisir un système de production de chauffage adapté à votre projet, il faut commencer par estimer les besoins énergétiques de votre maison. Si vous avez opté pour une conception bioclimatique, et choisi des matériaux performants (isolation, vitrages, etc.), vos besoins énergétiques seront plus faibles que ceux d’une maison classique. Ainsi, la puissance de votre système sera plus faible, ce qui limitera le coût d’investissement. Naturellement, vous ferez également des économies sur le long terme. Les systèmes de chauffage les plus adaptés à la RT2012 sont :

    LA CHAUDIÈRE GAZ À CONDENSATION

    chaudière gaz condensation
    La chaudière gaz à condensation est couramment utilisée pour le chauffage, mais aussi la production d’eau chaude sanitaire. Ce type de chaudière a un meilleur rendement qu’une chaudière classique puisqu’elle récupère la chaleur présenté dans les vapeurs d’eau produites lors de la combustion. Ce système, économique et mieux maîtrisée par les professionnels peut être associé à un plancher chauffant hydraulique ou à des radiateurs.

    LA POMPE À CHALEUR

    pompe a chaleur Une pompe à chaleur est un système qui permet de transférer la chaleur d’un milieu à un autre.

    Système air/eau : Ce système absorbe les calories de l’air extérieur et la transfert au réseau de chauffage liquide de votre maison. Ce dispositif peut être associé à une plancher chauffant hydrique, des radiateurs basse températures et même produire votre eau chaude sanitaire

    Système air/air : Ce système absorbe les calories de l’air extérieur pour les transférer dans chacune des pièces de votre maison (soufflage)

    LE POÊLE À GRANULÉS

    poêle pellets
    Le poêle à granulés offre un rendement bien supérieur aux poêles à bois traditionnels (bûches). Le format réduit et compact des granulés (ou pellets) permet une utilisation maitrisée du poêle. L’alimentation automatique en pellets permet une manutention simplifiée par rapport aux poêles à bois classiques.

    Cette solution est la plus économique à l’achat mais nécessitera des coûts d’entretien non négligeables. Ensuite, nous la conseillons surtout pour les maisons de surface habitable inférieure à 100 m². Pour la maison de surface importante, il sera difficile de maintenir une température homogène dans toute la maison. Cette problématique reste corrigeable en prévoyant des appoints électriques dans les pièces éloignées du poêle.

    LE RACCORDEMENT À UN RÉSEAU DE CHALEUR

    poêle pellets
    Si votre maison est construite dans une rue alimentée par un réseau de chaleur, il peut être intéressant de s’y raccorder. Un échangeur de chaleur vous fournira de l’énergie pour le chauffage mais aussi l’eau chaude sanitaire. Ce choix favorise les énergies est intéressant d’un point de vue écologique puisque les réseaux de chaleurs sont généralement alimentés par une énergie renouvelable (biomasse) ou la revalorisation de déchets.

    LE POÊLE À BOIS ET L’INSERT

    poêle bois bûches
    Si vous habitez dans une région ou vous avez la possibilité de vous fournir en bûches à un tarif intéressant, la solution poêle à bois ou de l’insert peut être intéressante. Son rendement reste inférieur à celui du poêle à bois.

    L’EFFET JOULE OU CONVECTEUR ÉLECTRIQUE (DÉCONSEILLÉ)

    convecteur électrique
    Le chauffage par effet joule, qui représentait pourtant 80% de part de marché avant l’arrivée de la RT2012 est désormais marginalisé avec l’arrivée de la RT2012. Son rendement insuffisant ainsi que le taux de conversion utilisé pour exprimer les consommations en énergie primaire (2,58) le pénalise fortement. Il devient même très difficile de proposer des bâtiments réglementaires à la RT2012 chauffés par des convecteurs électriques.

  • Choisir son système de ventilation

    Une bonne qualité de l’air intérieur est indispensable au confort de l’occupant. L’amélioration de l’isolation thermique et de l’étanchéité à l’air a conduit à une limitation de la ventilation naturelle. Cela a conduit à l’apparition de systèmes de ventilation forcée. Aujourd’hui, le gouvernement impose un débit d’extraction minimal en fonction de l’usage de la pièce.

    POURQUOI VENTILER ?

    Le renouvellement de l’air intérieur d’un bâtiment est nécessaire afin de :

    De fournir de l’oxygène. La respiration des occupants mais aussi la respiration végétale consomme l’oxygène disponible dans la pièce et augmente la concentration de gaz carbonique et d’humidité.
    D’évacuer l’humidité. L’humidité provient des occupants (expiration, transpiration, etc.) mais aussi des différentes pièces d’eau (salle de bain, WC, cuisine, etc). La régulation de la concentration de vapeur d’eau de votre air intérieur via votre ventilation permet d’éviter la condensation sur vos murs, qui entraîne l’apparition de moisissures sur vos murs.
    D’évacuer les polluants. L’air intérieur se charge rapidement de substances gênantes et nocives comme les mauvaises odeurs, microbes, virus, gaz nocifs (ex : radon) mais aussi de composés organiques volatils (COV) qui proviennent des solvants contenus dans les colles, vernis, peintures souvent présent dans plusieurs matériaux de votre maison (meubles en panneaux agglomérés, peintures, linos, moquettes, etc) mais aussi dans vos produits d’entretien.

    COMMENT VENTILER ?

    Une bonne partie du parc de bâtiments français renouvelle son air par ventilation naturelle (ouverture des fenêtres, infiltrations d’air liées aux défauts d’étanchéité, etc). Ce mode de ventilation engendre d’importantes déperditions de chaleur et n’est pas adaptée aux exigences de réductions des consommations d’énergie actuelles.

    Tout projet de construction ou rénovation soumis à la RT2012 devra obligatoirement dispose d’un système de ventilation mécanique, permettant de renouveler de manière rationnelle et maîtrisée votre air intérieur.

    VMC SIMPLE FLUX ET DOUBLE FLUX ?

    VMC simple flux

    Une VMC simple flux est un système d’extraction mécanique de votre air intérieur vicié. L’air neuf pénètre dans votre logement via diverses ouvertures (fenêtres, infiltrations, etc). Ce système, peu onéreux, est aujourd’hui leader sur le marché de ventilation. Vous aurez la choix entre une régulation hygro A (débit fixe) ou une ventilation hygro B (débit variable).

    En savoir plus Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre dossier sur la VMC simple flux
    VMC Double Flux

    Une VMC double flux est un système d’extraction mécanique de votre air intérieur vicié. Contrairement à la VMC simple flux, la VMC double flux dispose également d’un réseau de soufflage d’air neuf et d’un échangeur thermique, qui permet de récupérer les calories de l’air extrait. Ce système, plus cher que la VMC simple flux, permet d’améliorer le bilan thermique de votre projet.

    En savoir plus
    Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre dossier sur la VMC double flux

    PRÉCAUTIONS ET ENTRETIEN

    Il est important de soigner la mise en œuvre de votre système de ventilation afin de limiter les nuisances sonores (ventilateur, sifflements d’air dans les canalisations, etc). Il reste possible de mettre en place des silencieux aux points critiques. Vous devrez également ne pas oublier de changer régulièrement vos filtres, ce qui se fait désormais simplement.

    LA VENTILATION NOCTURNE, POUR CLIMATISER EN ÉTÉ

    Votre système de ventilation peut s’avérer particulièrement utile en été. Les maisons récentes étant bien isolées, elles sont tendance à conserver la chaleur dans votre intérieur (restitution difficile). Pour évacuer la chaleur, il est possible de recourir à la surventilation nocturne. En été, la température baisse fortement durant la nuit. Le fonctionnement de votre ventilation permettra d’extraire l’air chaud de votre intérieur et le remplacer par un air extérieur plus froid.

    Remarque : Si vous disposez d’une VMC double flux, il est important de penser à déconnecter l’échangeur de récupération de chaleur en été ( un by-pass est prévu pour la court-circuiter).

    UN SYSTÈME NOVATEUR, LE PUIT CANADIEN

    Le puit canadien, également appelé puit provençal, permet de rafraichir l’air neuf pendant la période estivale en le faisant passer sous terre (environ 1,5m de profondeur) avant qu’il ne pénètre dans votre maison. En été, la température du sol, même à une faible profondeur, est inférieure à la température extérieure. Le mode de climatisation passive permet de réduire la température de l’air entrant de 5 à 8°C. La longueur d’un puit canadien est généralement de 30 à 40m. Il est nécessaire de prévoir une légère pente autorisant un écoulement d’eau et prévoir pompe d’évacuation des condensats. Le puit canadien est également utilisable en hiver, ou le sol est plus chaud que l’air extérieur.

  • Choisir son système d’eau chaude

    L’Eau Chaude Sanitaire (ECS) est un poste majeur de consommation des maisons neuves. Il peut représenter jusqu’à 50% des besoins énergétiques d’une maison soumise à la RT2012. Les progrès importants sur l’isolation ont permit de réduire de manière importante les besoins de chauffage d’une maison. Il est beaucoup plus difficile de réduire la consommation d’Eau Chaude sanitaire car elle répond au besoin d’hygiène des usagers.

    Une quantité d’énergie importante est nécessaire pour chauffer l’eau froide, qui est distribuée à une température située entre 5 et 15°C à une température de 60°C. Le seul moyen de faire des économies est donc de choisir un système de production d’ECS à rendement élevé, en utilisant si possible les énergies renouvelables.

    Il existe de nombreux systèmes de production d’eau chaude sanitaire. Vous avez le choix entre les énergies fossiles (gaz ou fioul), l’énergie électrique ou les énergies renouvelables (solaire, bois). Vous devrez également vous décider entre un système à accumulation (l’eau chaude est stockée dans un ballon) ou un système instantané (l’eau chaude est chauffée instantanément, à la demande). Enfin, il vous faudra choisir entre plusieurs systèmes, que nous avons détaillé ci dessous.

    CHAUFFE-EAU THERMODYNAMIQUE (CET)

    Le chauffe-eau thermodynamique (CET) est un ballon d’eau chaude équipé d’une mini pompe à chaleur, qui absorbe les calories de l’air pour les injecter dans l’eau du ballon. La major partie des chauffes eau thermodynamiques sont aérothermiques, c’est-à-dire qui valorisent les calories de l’air du logement (air ambiant ou air extrait) ou de l’air extérieur. Il existe plusieurs types de CET, dont la différence est la source de chaleur qui peut être puisée sur :

    L’air extrait : La pompe à chaleur du ballon extrait les calories de l’air extrait de votre intérieur (à 19°C) par votre VMC. Ce système est particulièrement intéressant puisque la température de votre intérieur permet d’assurer un excellent rendement de la pompe à chaleur. De plus, cela évite que l’énergie de l’air extrait soit perdue, améliorant le rendement énergétique global de votre construction.
    L’air extérieur : La pompe à chaleur du ballon va extraire des calories de l’air extérieur. Le rendement est intéressant en été, lorsque la température extérieur est élevée (air chargé en calories). En hiver, le rendement baisse fortement et lorsque les températures deviennent négatives, une résistance électrique d’appoint prend le relais.
    L’air ambiant : La pompe à chaleur du ballon va simplement extraire les calories du local dans lequel elle se situe. Afin d’éviter une baisse de la température du local et donc du rendement, il est important que le volume de ce local soit important et qu’il soit aéré.
    Il existe également des CET géothermiques, qui récupèrent l’énergie stockée dans le sol via des capteurs enterrés et des CET héliothermiques, qui valorisent l’énergie solaire.

    L’ECS thermodynamique a pris une part de marché importante avec l’arrivée de la RT2012 en raison de bonnes performances mais surtout de tarifs intéressants. Le chauffe-eau thermodynamique est amené à remplacer le traditionnel chauffe eau électrique (cumulus), qui est à exclure pour une maison soumise à la RT2012 en raison de ses faibles performances.

    CHAUFFE-EAU SOLAIRE INDIVIDUEL (CESI)

    Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) capte l’énergie solaire puis l’utilise pour chauffer votre eau. Pour une maison classique, la surface de panneaux solaires thermiques est de 2 à 4 m², en fonction du climat de votre région et du nombre d’utilisateurs. En moyenne sur la France, ces capteurs peuvent fournir environ 50% des besoins annuels d’une maison. Ils sont donc systématiquement couplé à un appoint (électrique, gaz, etc.).

    Attention : Il est conseillé de faire appel à un bureau d’études thermiques pour bien dimensionner votre CESI. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

    CHAUFFE-EAU COUPLÉ À LA CHAUDIÈRE

    La production d’eau chaude couplée à la chaudière utilisée pour le chauffage (chaudière gaz ou bois, PAC, etc.) permet de mutualiser la production d’énergie de votre maison. Si vous optez pour cette solution, vous ne pourrez pas couper votre chaudière en période estivale (baisse de la durée de vie de votre installation).

    PRODUCTION MIXTE

    La production d’eau chaude sanitaire à partir de solutions mixtes (biénergie) utilise simultanément plusieurs systèmes, afin de profiter des points forts de chacun des deux systèmes. Par exemple, on peut coupler un chauffe eau thermodynamique sur air extérieur en été à une chaudière gaz à condensation en hiver. Cela permet d’éviter la baisse de rendement du chauffe eau thermodynamique.

    CHAUFFE-EAU INSTANTANÉ

    La production d’eau chaude instantanée consiste à chauffer l’eau instantanément, à la demande. Cette solution permet de se passer du ballon du stockage et des déperditions liées au stockage de l’eau. Cependant, la production d’eau chaude instantanée exigence une forte puissance installée.

    CHAUFFE EAU MULTI-INTÉGRÉ

    Les systèmes multi intégré font leur apparition dans les maisons à très forte performance énergétique. Ils rassemblent dans un seul système la production d’eau chaude, la VMC double flux et la production de chaleur.

  • Consultation des entreprises

    La construction d’un bâtiment fait appel à plusieurs corps de métiers.

    Si vous faites appel à un constructeur maître d’œuvre, il est fort probable que le choix des entreprises réalisant votre chantier aient déjà été choisies.

    Si vous êtes maître d’œuvre, il est conseillé de rédiger un appel d’offre afin de sélectionner les entreprises qui répondent à vos différentes attentes. Pour cela, il est nécessaire de réaliser un cahier des charges, appelé Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP), sur lequel il est important de spécifier :

    – que le traitement de l’étanchéité à l’air doit être pris en compte. D’ailleurs, lors du chantier, n’hésitez pas à demander les services d’un professionnel qui identifiera les éventuels points de fuite de votre projet et proposera des solutions correctives. La réalisation d’un test d’étanchéité intermédiaire est également conseillé. Précisez bien qu’en cas de non-conformité, les travaux de remise en conformité seront à la charge de l’entreprise fautive.

    – Que les matériaux et systèmes mise en place soient certifiés.