Avant le Permis de construire

RT2012

  • L’étude RT2012 partielle

    Lors du dépôt du permis de construire, le maître d’ouvrage (bénéficiaire des travaux) doit fournir au service urbanisme de la mairie une attestation de prise en compte de la réglementation thermique 2012.

    LE DOCUMENT ADMINISTRATIF

    Pour toute demande de permis de construire, vous devez remplir le document Cerfa n°13406-03, «Demande de permis de construire pour une maison individuelle et/ou ses annexes». Dans le bordereau de dépôt des pièces jointes, la pièce PCMI 14-1 est le formulaire attestant la prise en compte de la réglementation RT2012. Notre bureau d’études thermiques réalise le calcul réglementaire de votre projet puis vous transmet le document officiel, qui est téléchargeable sur votre espace client.

    Attestation RT2012 permis construire

    UN INTERLOCUTEUR UNIQUE

    Dès la création de votre projet sur notre interface client, vous serez mis en relation avec votre thermicien référent, qui sera votre seul interlocuteur tout au long de votre projet. Vous pourrez le joindre à tout moment via une ligne directe non surtaxée qui vous sera communiquée dès la création de votre projet.

    DOCUMENTS À FOURNIR

    Pour réaliser le calcul RT2012 « Permis de Construire » de votre projet, votre thermicien référent a besoin des informations suivantes :

    Coordonnées administrative du client et du projet,
    Caractéristiques des parois du projet en contact avec l’extérieur ou un local non chauffé : plancher(s) bas, mur(s) extérieur(s), mur(s) intérieur(s) sur locaux non chauffés, et plancher(s) haut(s) ou toiture(s).
    Caractéristiques de vos vitrages ainsi que les protections solaires associées.
    Déclaration de l’énergie renouvelable obligatoire.
    Si vous hésitez sur certains points, précisez-le lors de la saisie. Votre thermicien référent vous fera des préconisations.

    Si le projet que vous souhaitez construire n’est pas réglementaire, votre thermicien référent vous fera une proposition qu’il considère comme pertinente et adaptée à votre projet afin qu’il respecte la RT2012.

    ÉTUDE THERMIQUE RT2012

    Pour réaliser une étude réglementaire RT2012, nous modélisons votre projet dans un logiciel de calcul réglementaire. Si le projet est réglementaire, le fichier de calcul (.xml) permet de générer votre attestation RT2012 sur le site du ministère.

    Il est important de comprendre que l’étude RT2012 réalisée à l’étape du permis de construire est partielle. En effet, elle ne prend PAS en compte vos futurs systèmes de chauffage, ventilation et eau chaude sanitaire. Il est donc possible que votre projet soit conforme à l’étape du permis de construire (Bbio), mais qu’il ne soit plus une fois que vous aurez choisi vos systèmes (Cep & TIC). Nous vous conseillons de réaliser l’étude thermique complète avant le lancement des travaux, afin d’éviter d’éventuels surcoûts liés à une remise aux normes.

    LOGICIEL

    Nos études sont réalisées via le logiciel de calcul réglementaire Archiwizard, évalué et certifié par le CSTB.

    CRITÈRES À RESPECTER

    A cette étape, l’objectif de l’étude est de s’assurer que votre bâtiment a été intelligemment conçu d’un point de vue énergétique (bonne orientation, bonne compacité, bonne isolation, etc).

    Afin que l’exigence réglementaire du permis de construire soit respectée, votre projet devra respecter les exigences suivantes :

    Bbio ≤ Bbiomax. Le coefficient Bbio caractérise la qualité de la conception bioclimatique de votre projet. Pour valider la RT2012, le Bbio de votre projet devra être inférieur au Bbiomax fixé par la réglementation,
    Surface vitrée ≥ 1/6 de la Surface habitable (dans le cas d’une maison individuelle),
    Que vous ayez prévu au moins une énergie renouvelable (obligatoire)

    RENDUS DE L’ÉTUDE THERMIQUE

    Attestation officielle RT2012 nécessaire au dépôt de votre permis de construire
    Rapport d’études (conseils et analyses)
    Fichier de calcul (.xml)

    MISE À JOUR EN CAS DE MODIFICATIONS

    Dans notre forfait de base, nous vous autorisons 3 modifications gratuites de votre projet. Si vous souhaitez nous demander plus de 3 mises à jour, vous pourrez commander l’option « reprise » pour 50 euro

    Si vous décidez de faire des modifications des choix techniques de votre projet après la réalisation de l’étude RT2012 complète, il est impératif que vous nous contactiez pour une mise à jour, afin que nous vérifions que votre projet respecte toujours la RT2012.

    DÉLAI

    Dès réception de l’ensemble des pièces nécessaires à l’étude de votre projet, nous nous engageons à réaliser l’étude dans un délai de 48 heures ouvrées.

    GARANTIE

    L’ensemble de nos prestations sont assurées en responsabilité civile et décennale.

  • Le Besoin Bioclimatique (Bbio)

    Le Bbio, ou Besoin Bioclimatique, est l’une des trois exigences de la RT 2012. Ce coefficient représente l’efficacité énergétique du bâti de votre projet.

    OU INTERVIENT LE BBIO DANS LE CALCUL RÉGLEMENTAIRE ?

    Afin de respecter la réglementation, il faut que le Bbio de votre projet soit inférieur au Bbiomax définit par la Réglementation Thermique. Le permis de construire est validé si BbioPROJET < Bbio MAX RT 2012

    COMMENT LE BBIO EST-IL CALCULÉ ?

    Le Bbio caractérise le besoin en énergie des composantes liées à la conception du bâti (chauffage, refroidissement et éclairage). Le Bbio (sans unité) se calcule par la formule :

    Bbio = 2 x Besoin en Chauffage + 2 x Besoin en Refroidissement + 5 x Besoin en éclairage

    COMMENT DIMINUER LE BBIO ?

    Afin de réduire ce coefficient, il faut optimiser le bâti indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre. Que vous optiez pour une pompe à chaleur ou une chaudière gaz, le Bbio sera exactement le même. En reprenant la formule détaillée ci-dessus, on comprend qu’il faut diminuer en priorité le besoin d’éclairage mais aussi le besoin de chauffage et refroidissement.

    En réduisant le besoin de chauffage

    Il existe de nombreuses solutions permettant de réduire le besoin en chauffage d’un bâtiment :

    – Opter pour une conception bioclimatique de votre projet. Il est essentiel de maximiser les surfaces vitrées orientées sud afin de profiter des apports solaires (gratuits) et minimiser les surfaces vitrées orientées nord, pour lesquelles les déperditions thermiques sont systématiquement plus élevées que les apports solaires. L’optimisation de la compacité du projet, afin de réduire la surface déperditive, est également importante.

    – Augmenter l’épaisseur d’isolant,

    – Traiter les ponts thermiques en proposant une isolation par l’extérieur, ou en mettant en place des rupteurs de ponts thermiques,

    – Proposer des portes et fenêtres de qualité (triple vitrage, thermiquement optimisées).

    En réduisant le besoin d’éclairage

    Le poste éclairage est un poste de consommation majeur. Afin de diminuer le besoin d’éclairage, il faut augmenter la surface vitrée du projet afin d’optimiser l’éclairage naturel. Il faudra néanmoins être prudent sur l’augmentation de la surface vitrée puisqu’un vitrage est plus déperditif qu’un mur isolé.

    En réduisant le besoin de refroidissement

    En été, les apports par rayonnement solaire sont importants et peuvent engendrer une surchauffe. Cette problématique intervient surtout dans le sud de la France et peut être optimisée via des protections solaires (volets, masques, etc), une amélioration de l’inertie, etc.

  • Conception Bioclimatique

    On parle de conception bioclimatique lorsque l’architecture du projet est adaptée en fonction des caractéristiques et particularités du lieu d’implantation, afin d’en tirer le bénéfice des avantages et de se prémunir des désavantages et contraintes. L’objectif principal est d’obtenir le confort d’ambiance recherché de manière la plus naturelle possible en utilisant les moyens architecturaux, les énergies renouvelables disponibles et en utilisant le moins possible les moyens techniques mécanisés et les énergies extérieures au site. Ces stratégies et techniques architecturales cherchent à profiter au maximum du soleil en hiver et de s’en protéger durant l’été. C’est pour cela que l’on parle également d’architecture «solaire» ou «passive».

    Le choix d’une démarche de conception bioclimatique favorise les économies d’énergies et permet de réduire les dépenses de chauffage et de climatisation, tout en bénéficiant d’un cadre de vie très agréable.

    Afin d’optimiser le confort des occupants tout en préservant le cadre naturel de la construction, de nombreux paramètres sont à prendre en compte. Une attention tout particulière sera portée à l’orientation du bâtiment (afin d’exploiter l’énergie et la lumière du soleil), au choix du terrain (climat, topographie, zones de bruit, ressources naturelles, …) et à la construction (surfaces vitrées, protections solaires, compacité, matériaux, …).

    plan conception bioclimatique
    Principes de base d’une conception bioclimatique

    QUELLE MÉTHODOLOGIE DE CONCEPTION ?

    La conception bioclimatique consiste à tirer le meilleur profit de l’énergie solaire, abondante et gratuite. En hiver, le bâtiment doit maximiser la captation de l’énergie solaire, la diffuser et la conserver. Inversement, en été, le bâtiment doit se protéger du rayonnement solaire et évacuer le surplus de chaleur du bâtiment. La conception bioclimatique s’articule autour des 3 axes suivants :

    1. Capter / se protéger de la chaleur

    Dans l’hémisphère nord, en hiver, le soleil se lève au Sud Est et se couche au Sud Ouest, restant très bas (22° au solstice d’hiver). Seule la façade Sud reçoit un rayonnement non négligeable durant la période d’hiver. Ainsi, en maximisant la surface vitrée au sud, la lumière du soleil est convertie en chaleur (effet de serre), ce qui chauffe le bâtiment de manière passive et gratuite.

    Dans l’hémisphère nord, en été, le soleil se lève au Nord Est et se couche au Sud Ouest, montant très haut (78° au solstice d’été). Cette fois ci, ce sont la toiture, les façades Est (le matin) et Ouest (le soir) qui sont le plus irradiées. Quant à la façade Sud, elle reste fortement irradiée mais l’angle d’incidence des rayons lumineux est élevé. Il convient donc de protéger les surfaces vitrées orientées Sud via des protections solaires horizontales dimensionnées pour bloquer le rayonnement solaire en été. Sur les façades Est et Ouest, les protections solaires horizontales sont d’une efficacité limitées car les rayons solaires ont une incidence moins élevée. Il conviendra d’installer des protections solaires verticales, d’augmenter l’opacité des vitrages (volets, vitrage opaque) ou encore de mettre en place une végétation caduque.

    En règle générale, dans l’hémisphère nord, on propose :

    Une maximisation des surfaces vitrées orientées au Sud, protégés du soleil estival par des casquettes horizontales,
    Une minimisation des surfaces vitrées orientées au Nord. En effet, les apports solaires sont très faibles et un vitrage sera forcément plus déperditif qu’une paroi isolée,
    Des surfaces vitrées raisonnées et réfléchies pour les orientations Est et Ouest afin de se protéger des surchauffes estivales. Par exemple, les chambres orientées à l’ouest devront impérativement être protégées du soleil du soir.

    Disposition conseillée des pièces

    2. Transformer, diffuser la chaleur

    Une fois le rayonnement solaire capté et transformé en chaleur, celle-ci doit être diffusée et/ou captée. Le bâtiment bioclimatique est conçu pour maintenir en équilibre thermique entre les pièces, diffuser ou évacuer la chaleur via le système de ventilation.

    La conversion de la lumière en chaleur se fait principalement au niveau du sol. Naturellement, la chaleur a souvent tendance à s’accumuler vers le haut des locaux par convection et stratification thermique, provoquant un déséquilibre thermique. Afin d’éviter le phénomène de stratification, il conviendra de favoriser les sols foncés, d’utiliser des teintes variables sur les murs selon la priorité entre la diffusion de lumière et la captation de l’énergie solaire (selon le besoin) et de mettre des teintes claires au plafond.

    Les teintes les plus aptes à convertir la lumière en chaleur et l’absorber sont sombres (idéalement noires) et celles plus aptes à réfléchir la lumière en chaleur sont claires (idéalement blanches).

    Il est également à noter que les matériaux mats de surface granuleuse sont plus aptes à capter la lumière et la convertir en chaleur que les surfaces lisses et brillantes (effet miroir).

    Une réflexion pourra également être faite sur les matériaux utilisés, pouvant donner une impression de chaud ou de froid selon leur effusivité.

    3. Conserver la chaleur ou la fraîcheur

    En hiver, une fois captée et transformée, l’énergie solaire doit être conservée à l’intérieur de la construction et valorisée au moment opportun.

    En été, c’est la fraîcheur nocturne, captée via une sur-ventilation par exemple, qui doit être stockée dans le bâti afin de limiter les surchauffes pendant le jour.

    De manière générale, cette énergie est stockée dans les matériaux lourds de la construction. Afin de maximiser cette inertie, on privilégiera l’isolation par l’extérieur.

    FAVORISER L’ÉCLAIRAGE NATUREL

    L’optimisation des apports d’éclairage naturel, réduisant votre consommation électrique d’éclairage est également un point essentiel de la conception bioclimatique. Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’éclairage naturel.

  • Favoriser l’éclairage naturel

    CONCEPTION BIOCLIMATIQUE

    La réduction de la consommation d’éclairage des bâtiments est l’un des points essentiels de la conception bioclimatique. Afin de favoriser l’éclairage naturel, la surface et l’emplacement des fenêtres devront être intelligemment choisis, la forme des pièces devra favoriser la pénétration de la lumière, etc.

    Il faudra cependant ne pas en abuser. Si une pièce est trop exposée à l’éclairage naturel, l’occupant sera ébloui et fermera les volets, pour allumer l’éclairage artificiel.

    QUELLE PRISE EN COMPTE PAR LA RT 2012 ?

    Le besoin en éclairage artificiel a une influence sur les 3 coefficients de la RT 2012 :

    Le Bbio : Le besoin bioclimatique de votre projet dépend en grande partie de la consommation d’éclairage naturel (cf formule de calcul du Bbio),
    Le Cep : La consommation électrique d’éclairage influe fortement sur la consommation globale de votre bâtiment du fait que cette consommation est exprimée en énergie primaire (coefficient 2,58 de prise en compte du faible rendement des centrales électriques françaises),
    La TIC : L’éclairage naturel génère systématiquement de la chaleur. En été, les apports de chaleur liés à l’éclairage peuvent fortement augmenter la température intérieure (jusque 4 à 6°C d’augmentation).
    Afin de calculer le besoin en éclairage, les concepteurs de la RT2012 ont imaginé des scénarios d’occupation normalisés en fonction du type de bâtiment. La seule possibilité de diminuer la consommation d’éclairage est donc de favoriser l’éclairage naturel. Une bonne conception bioclimatique favorisant l’éclairage naturel est donc indispensable à la validation des exigences réglementaires de votre projet.

    POUR ALLER PLUS LOIN

    Une étude RT2012 n’est pas dimensionnante et sert uniquement à vérifier que votre projet respecte certains standards réglementaires. Seule une étude réalisée avec un logiciel de simulation dynamique de l’éclairage permet d’étudier avec précision et optimiser l’éclairage naturel pièce par pièce. N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements.

  • Traiter les ponts thermiques

    QUELS MATÉRIAUX CHOISIR (BRIQUE, BOIS, PARPAING, ETC.) ?

    Il existe de nombreux matériaux de construction mais la brique et le parpaing restent les plus utilisés avec respectivement 46% et 43% de part de marché pour les maisons, loin devant les autres modes constructifs tel que le béton cellulaire (4%), la structure métallique (4%) ou encore la structure bois (2%). Le choix des matériaux de vos murs porteurs est à faire en fonction de l’aspect architectural souhaité, de votre budget, mais aussi du mode d’isolation choisi.

    LES PONTS THERMIQUES, ZONES DE FAIBLESSE DE L’ISOLATION

    Les ponts thermiques sont les parties d’un bâtiment ou la barrière isolante est rompue (discontinuité). L’idéal est que le complexe isolant soit continu autour de l’espace chauffé. Ces faiblesses de votre isolation (points froids) peuvent engendrer la condensation de la vapeur d’eau et donc l’éventuelle formation de traces noires et de moisissures.

    Les plus courants sont les ponts thermiques linéaires, qui correspondent à une jonction entre deux parois (plancher bas-mur extérieur, plancher intermédiaire-mur extérieur, plancher haut-mur extérieur, dalle-balcon, mur de refend-mur extérieur, etc.). Il y a également des ponts thermiques sur le contour des menuiseries, les seuils de portes et fenêtres, les gaines et conduits, etc.

    La RT 2012 impose une valeur déperditive à ne pas dépasser pour les ponts thermiques entre planchers et murs extérieurs, mais également une limite à la somme de l’ensemble des ponts thermiques d’un bâtiment. Cette mesure devrait mener à une généralisation de l’isolation par l’extérieur, qui reste la meilleure façon d’éliminer la majorité des ponts thermiques. Dans les cas ou seule l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) est adaptée, il est vivement conseillé de mettre en place des rupteurs de ponts thermiques et de prévoir une isolation sur chape flottante.

    ISOLATION PAR L’EXTÉRIEUR, PAR L’INTÉRIEUR OU RÉPARTIE ?

    Isolation par l’extérieur

    L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) consiste à poser la couche isolante coté extérieur de vos murs (d’où l’appellation « mur manteau »). La masse thermique des murs est donc coté intérieur de l’enveloppe isolée. Ce dispositif est intéressant tout l’année :

    – En hiver, lorsque la maison est chauffée en continu, une quantité importante de chaleur est stockée dans les murs. Ainsi, lorsque vous coupez votre chauffage, la température intérieure baisse très lentement.

    – En été, lorsque la température extérieure est élevée et que votre maison est soumise à un fort rayonnement solaire, la température intérieure de votre maison augmente très lentement grâce au déphasage liée à la forte inertie de votre bâtiment. La chaleur entrant dans votre maison va être absorbée et stockée dans vos murs, limitant l’augmentation de la température intérieure. Vos murs se déchargeront de ce surplus de chaleur pendant la nuit, via la sur ventilation nocturne par exemple.

    L’isolation par l’extérieur est désormais conseillée pour les résidences principales soumises à la RT 2012.

    AVANTAGES
    – Meilleure inertie thermique (confort optimisé en été et en hiver)
    – Stockage des apports de chaleur des personnes, de l’électroménager, etc. dans les murs
    – Lissage des variations de température
    – Élimine la plupart des ponts thermiques
    – Ne réduit pas la surface habitable
    – Augmente la qualité de l’air (pas de gaz nocifs provenant de l’isolant, des colles, etc.)
    – Réduit les risques de condensation des murs, qui sont à la même température que l’air ambiant
    INCONVÉNIENTS
    – Modifie l’aspect architectural extérieur
    – Difficile à mettre en place sur les bâtiments existants
    – Coût de construction supérieur à résistance thermique égale (nécessite généralement un doublage intérieur pour le passage des gaines)
    – Technique de pose plus élaborée
    – Dégradation possible de l’isolant en cas de mauvaise étanchéité
    – Réduit les tableaux de fenêtres, donc diminue la luminosité
    – Temps de montée en température important

    Isolation par l’intérieur

    L’isolation thermique par l’intérieur (ITI) consiste à poser la couche isolante coté intérieur de vos murs. Ce mode d’isolation reste adapté pour les rénovations de logements ou résidences secondaires. Cependant, pour les résidences principales, ce mode d’isolation est conseillé uniquement s’il n’est pas possible de recourir à l’isolation par l’extérieur.

    AVANTAGES
    – La masse thermique des murs est faible (mur à l’extérieur de la zone isolée = temps de chauffe rapide)- Facile à mettre en place- Mode d’isolation le moins onéreux
    INCONVÉNIENTS
    – La masse thermique est faible (faible inertie)

    – Réduit l’espace intérieur

    – Présence de nombreux ponts thermiques difficiles à traiter

    Isolation répartie

    L’isolation répartie est une solution consistant à intégrer un isolant directement dans la structure. Aujourd’hui, le matériau le plus utilisé est la brique multi-alvéolaire (ou MONOMUR). D’une épaisseur située entre 24 et 49cm d’épaisseur, les briques sont assemblées à l’aide de colle et non de ciment. Ce mode d’isolation est actuellement en vogue pour les constructions neuves même s’il reste peu mis en place actuellement.

    AVANTAGES
    – Le bloc commun « mur isolant » est facile à mettre en place.
    – Solution performante et durable

    – Économies de coûts de main d’œuvre et de matériaux

    INCONVÉNIENTS
    – Encore minoritaire sur le marché (peu d’artisans qualifiés)

  • Choisir son isolations

    La réglementation thermique RT2012, particulièrement exigeante, impose aux porteurs de projets de constructions neuves et aux parties neuves de bâtiments en réhabilitation de bien isoler l’ensemble de leurs parois en contact avec l’extérieur. La RT2012 impose une consommation en énergie primaire inférieure à 50 kWh/m² par an. Cette consommation sera modulée en fonction de la zone climatique, l’altitude et la surface du bâtiment mais globalement, cette exigence de consommation est trois fois inférieure à celle de la RT2005, qui imposait environ 150 kWh/m² par an.

    Contrairement à la RT2005, qui imposait des gardes-fou sur le niveau minimal d’isolation des parois, la RT2012 impose uniquement un niveau de performance énergétique global, laissant au concepteur le choix de sa stratégie pour y parvenir.

    LES COEFFICIENTS TECHNIQUES DES ISOLANTS

    La finalité d’un isolant est de freiner au maximum le flux de chaleur. Les performances thermiques de ces isolants sont traduites par des coefficients chiffrés qui figurent sur l’emballage :

    La conductivité thermique λ (W/m.K) exprime la faculté de l’isolant à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus l’isolant est performant. A noter que les isolants courants ont un λ compris entre 0,025 et 0,050 W/m.K
    La résistance thermique R (m².K/W) exprime la faculté de l’isolant à « résister » au flux de chaleur. Plus R est grand, plus la paroi est isolante. Il est possible d’améliorer la résistance thermique en augmentant l’épaisseur d’isolant ou en réduisant la conductivité thermique λ.
    Epaisseur (cm) = conductivité thermique λ (W/m.K) x résistance thermique R (m².K/W) x 100

    LES FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR L’ÉPAISSEUR D’ISOLATION ?

    Tout projet est différent. Ainsi, le niveau d’isolation préconisé dépendra de plusieurs paramètres comme :

    – La localisation géographique. Naturellement, plus le climat est rugueux, plus l’isolation devra être performante. Les zones du sud de la France sont privilégiées puisque les températures mais aussi les apports solaires sont élevées, même en hiver.

    – L’orientation. Si votre façade ainsi qu’une bonne partie de vos fenêtres sont orientées Sud (idéalement 50%) et que vous minimisez les vitrages orientés nord (moins de 10%), votre projet sera optimisé.

    – La compacité du projet, qui est le rapport entre la surface de parois déperditives et la surface habitable devra être la plus faible possible. Pour limiter ce ratio, il est conseillé de proposer un projet aux formes géométriques simples.

    – Le système de chauffage choisi. Si votre système de chauffage est peu performant, il faudra compenser cette faiblesse en augmentant les épaisseurs d’isolant. Pour cette raison, nous vous déconseillez le chauffage électrique à effet joule, ainsi que les chauffes eau électriques.

    La résistance thermique des murs dépendant donc de nombreux paramètres et seule une étude thermique spécifique à votre projet permettra de préciser les besoins de votre projet.

    ORDRE DE GRANDEUR RÉSISTANCE THERMIQUE ÉPAISSEUR ISOLANT (CM)

    Plancher Bas R entre 2 et 7m².K/W Entre 5 et 25 cm
    Murs extérieurs R entre 3 et 9 m².K/W Entre 8 et 35 cm
    Toiture R entre 4 et 12 m².K/W Entre 10 et 50 cm
    Fenêtres Uw entre 1,1 et 1,8 W/(m²K)

    QUELLES SONT LES PAROIS À ISOLER ?

    sources deperditions chaleur maison individuelle
    Pour bien isoler votre maison, il est essentiel de ne pas casser la barrière isolante de votre projet. Certains parois ont tendance à être plus déperditives que d’autres. L’air chaud étant plus léger que l’air froid, il va naturellement monter. L’épaisseur d’isolant sera ainsi généralement plus élevée en toiture que sur votre plancher bas. N’hésitez pas à nous contacter pour avoir des conseils sur les épaisseurs d’isolation adaptées à votre projet.

    QUELLES VÉRIFICATIONS LORS DE L’ACHAT ?

    certification acermiLors du choix de votre isolant, il est intéressant de se renseigner sur les éventuels risques pour la santé ou encore l’impact de l’isolant sur l’environnement lors de son cycle de vie.

    Afin de vous assurer que vos isolants sont performants, vous devez vérifier sur l’étiquette du produit la présence de marquage CE. Nous vous conseillons de privilégier également les produits proposant la certification française ACERMI (Association pour la CERtification des Matériaux Isolants) qui précise la résistance thermique, la conductivité thermique, le comportement mécanique, la résistance au feu, etc. de l’isolant. A défaut, pour les produits non français, vérifiez la présence d’un agrément technique européen.

  • Choisir ses portes et fenêtres

    La réussite de votre projet RT2012 passe par le choix de vitrages performants, adaptés à votre projet et intelligemment positionnés. Les vitrages permettent de profiter de rayonnement solaire, qui fourni gratuitement un apport de chaleur et de luminosité. Cependant, les déperditions des vitrages sont nettement plus significatives que celles de vos murs isolés. De plus, le non protection de vos vitrages en été peut conduire à des surchauffes. La problématique des vitrages doit être prise en compte avec sérieux afin d’en tirer les avantages et se protéger des éventuels désagréments.

    LES EXIGENCES DE LA RT 2012

    Tout projet soumis à la RT2012 devra obligatoirement avoir une surface de vitrage supérieure ou égale à 1/6 de la surface habitable (1 m² de surface vitrée pour 6 m² de surface habitable). Cette exigence sur les baies vitrées a pour objectif d’améliorer la part d’éclairage naturel de votre projet. Les auteurs de la RT2012 sont partis du constat qu’au fil des réglementations thermiques françaises, qui sont devenues de plus en plus exigeantes, les surfaces vitrées des constructions résidentielles ont eu tendance à diminuer et sont descendues à moins de 13% de surface habitable avant l’apparition de la RT2012. Cela s’explique par le fait qu’une surface vitrée est systématiquement plus déperditives qu’une surface de mur isolée équivalente. Pourtant, dans les autres pays européens comme la Belgique ou les Pays-Bas, les surfaces vitrées des constructions neuves se situaient plutôt autour de 20%. La RT2012 devrait corriger cette tendance.

    Les vitrages ont également une forte influence sur le coefficient réglementaire Bbio, autrement dit augmente l’efficacité énergétique du bâti.

    L’étanchéité de votre fenêtre devra également être soignée. Il est important de sélectionner des artisans maîtrisant cette exigence de perméabilité. En fin de chantier, un test de perméabilité à l’air sera obligatoirement réalisé. Votre projet sera conforme à la RT2012 uniquement si le débit de fuite est inférieur à 0,6 m3/ (h.m²)

    LES COEFFICIENTS CARACTÉRISANT UNE FENÊTRE

    Toute fenêtre est caractérisée par les 3 grandeurs suivantes :

    Le coefficient Uw, en W/(m².K), définit la performance de l’isolation thermique de votre fenêtre.
    Le coefficient Sw (sans unité), définit la capacité de votre fenêtre à transmettre la chaleur d’origine solaire à l’intérieur de votre local
    Le coefficient TL (sans unité), définit la capacité de votre fenêtre à transmettre le rayonnement lumineux d’origine solaire à l’intérieur de votre local.
    Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre article sur les coefficients caractérisant une fenêtre.

    PVC, BOIS OU ALUMINIUM ?

    Les trois principales huisseries disponibles sur le marché sont le :

    Le PVC. C’est actuellement ce qui se vend le plus, en raison de ses propriétés isolantes, de son faible entretien et de son excellent rapport qualité/prix. Cependant, le PVC est un matériau non renouvelable ayant un impact écologique fort.

    Le bois. Ce matériau noble conserve une part de marché intéressante en raison de son style, sa durabilité, ses bonnes propriétés isolantes et son faible impact écologique. Cependant, il est impératif de prévoir un entretien régulier.

    L’aluminium. Ce matériau haut de gamme séduit en raison de ses multiples possibilités décoratives (couleurs, etc.). De plus, ses bonnes propriétés mécaniques permettent de réaliser de grandes portées. Réclamant aucun entretien, ce matériau reste moins performant thermiquement que le PVC ou le bois, malgré la généralisation des rupteurs de ponts thermiques.

    DOUBLE VITRAGE OU TRIPLE VITRAGE ?

    Le double vitrage se compose de deux vitrages séparés par une lame d’air ou de gaz rares (argon, krypton, etc.). Ils sont actuellement la norme en France et proposent des performances intéressantes et adaptées à votre projet RT2012.

    Le triple vitrage se compose de trois vitrages séparés de 2 lames d’air ou de gaz rares. Actuellement, le triple vitrage représente seulement 3% du marché français. En Allemagne, il représente déjà plus de 40% du marché alors qu’en Suisse, il est devenu un standard. Sa couche de verre supplémentaire lui donne une meilleure isolation thermique, acoustique et phonique que le double vitrage. Cependant, le triple vitrage reste plus cher que le double vitrage (75%), plus épais, plus lourd et réduit les apports solaires gratuits (car plus opaque).

    Nous conseillons le recours systématique au triple vitrage pour les projets construits dans des zones froides de notre pays. Pour les autres projets, nous préconisons la mise de triple vitrage uniquement pour vos fenêtres orientées nord ou soumises à de fortes contraintes acoustiques et phoniques (proche d’un axe routier par exemple). En effet, le choix du triple vitrage reste très discutable sur les fenêtres orientées ouest, sud et est pour les maisons construite dans une zone ou le climat est tempéré.

    AIR OU GAZ RARE ?

    Les doubles vitrages classiques étaient initialement séparés pour une couche d’air, dont les propriétés isolantes sont largement supérieures à celles du verre. Aujourd’hui, l’air emprisonné entre les deux parois vitrées est de plus en plus remplacé par un gaz inerte, dont la conductivité thermique est plus faible que celle de l’air, ce qui en fait un meilleur isolant.

    QUELLES SONT LES BONNES PRATIQUES ?

    Le choix d’un vitrage est donc particulièrement délicat. La variation de chacun des trois coefficients précisés dans ce chapitre aura une influence non négligeable sur le bilan de votre fenêtre. Sur un même bâtiment, il est conseillé de choisir des vitrages différents en fonction :

    de la localisation géographique du bâtiment
    de l’orientation et l’usage des différentes pièces
    des protections solaires envisagées
    En règle générale, nous vous conseillons de :

    – maximiser les surfaces vitrées orientées Sud, Est et Ouest. Ces orientations profitent d’un bon ensoleillement, ce qui permet de réduire votre consommation de chauffage et d’éclairage. Nous préconisons généralement d’installer 50% de vos vitrages sur votre façade Sud, 20% sur votre façade Est, 20% sur votre façade Ouest et 10% sur votre façade Nord,

    – tout en les protégeant pour éviter les surchauffes estivales. En été, afin d’éviter les surchauffes, il est important de prévoir la pose de stores ou volets, bloquant totalement le rayonnement solaire.

    – réduire la surface des cadres en optant pour les portes fenêtres. Choisissez les vitrages qui ont des surfaces de cadres les plus faibles possibles. Sur vos façades bien exposées, il est conseillé, dans la mesure du possible, de mettre en place des portes fenêtres plutôt que des fenêtres. En effet, l’augmentation de la surface de vitrage permet d’augmenter le ratio de clair (=plus de verre). Ainsi, le coefficient de déperditions de la baie diminue, son facteur solaire et son facteur de transmission lumineuse augmentent. De ce fait, les pertes par cette baie diminuent alors que les gains augmentent.

    QUELLES VÉRIFICATIONS LORS DE L’ACHAT ?

    Afin de vous assurer que vos menuiseries sont performantes, vous devez vérifier sur l’étiquette du produit la présence du marquage CE, précisant les caractéristiques thermiques de la fenêtre, mesurée selon la norme en vigueur.

  • Choisir son énergie renouvelable

    Pour tout projet de construction de maison individuelle ou accolée, la réglementation thermique RT2012 impose de recourir à une énergie renouvelable obligatoire au minimum. Le maître d’ouvrage doit opter pour l’une des solutions suivantes :

    LE CHAUFFE-EAU THERMODYNAMIQUE (CET)

    Article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : «recourir à une production d’eau chaude sanitaire assurée par un appareil électrique individuel de production d’eau chaude sanitaire thermodynamique, ayant un coefficient de performance supérieur à 2, selon le référentiel de la norme d’essai pr EN 16147»

    Principe : Un chauffe-eau thermodynamique est un ballon d’eau chaude sur lequel est installé une pompe à chaleur air/eau. Ses performances sont caractérisées par le COP (ou rendement). Si votre chauffe-eau thermodynamique a un COP de 3, il produira 3kWh de chaleur pour 1kWh d’électricité consommé.

    Notre avis : Le chauffe-eau thermodynamique, destiné à remplacer la classique cumulus électrique, est aujourd’hui l’énergie renouvelable obligatoire la plus choisie, principalement en raison du son faible coût d’investissement (entre 1000 et 2000 euros sur une maison individuelle classique). Son seul point faible est qu’il peut être bruyant. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre dossier sur les productions d’eau chaude sanitaire adaptées à la RT2012.

    LA MISE EN PLACE DE CAPTEURS SOLAIRES POUR LA PRODUCTION D’ECS (CESI)

    Article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : «produire l’eau chaude sanitaire à partir d’un système de production d’eau chaude sanitaire solaire thermique, doté de capteurs solaires disposant d’une certification CSTBat ou Solar Keymark ou équivalente. Le logement est équipé a minima de 2 m2 de capteurs solaires permettant d’assurer la production d’eau chaude sanitaire, d’orientation sud et d’inclinaison entre 20° et 60°»

    Principe : Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) capte l’énergie solaire puis la transforme sous forme de chaleur. Ce système doit être lié à un appoint afin de répondre à vos besoin d’eau chaude en période de faible ensoleillement. Votre appoint peut être électrique (résistance classique) ou gaz (relié à votre chaudière).

    Notre avis : La mise en place de panneaux solaires thermiques participe de manière intéressante au chauffage de votre Eau Chaude Sanitaire (ECS), en particulier dans le sud de la France. Le coût d’installation est raisonnable (entre 4000 et 7000 euros sur une maison individuelle classique) mais ce système doit régulièrement être entretenu et nécessite un appoint lors des journées faiblement ensoleillées.

    LE RACCORDEMENT À UN RÉSEAU DE CHALEUR

    Article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : «être raccordé à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par une énergie renouvelable ou de récupération»

    Notre avis : Aujourd’hui, les réseaux de chaleur sont surtout exploités pour le chauffage de logements collectifs ou tertiaires. Cependant, si votre future maison est raccordable à un réseau de chaleur, cette solution peut être intéressante surtout en raison de son faible coût et de sa fiabilité. La major partie des réseaux de chaleur urbains produisent sont alimentés par des déchets ou la biomasse, ce qui leur permet de valider l’exigence d’alimentation à plus de 50% par une énergie renouvelable ou de récupération.

    CONTRIBUTION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES ≥ À 5 KWHEP/M².AN

    Article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : «démontrer que la contribution des énergies renouvelables au Cep du bâtiment, notée à l’aide du coefficient AEPENR, calculé selon la méthode de calcul Th-BCE 2012 approuvée par un arrêté du ministre chargé de la construction et de l’habitation et du ministre chargé de l’énergie, est supérieure ou
    égale à 5 kWhEP/(m2.an).»

    Les systèmes concernés sont les suivants :

    Pompe à chaleur

    Il existe plusieurs types de pompe à chaleur (eau/eau, eau/air, air/air, air/eau). Quel que soit le système que vous choisissez, il sera comptabilisé comme une énergie renouvelable

    Solaire Photovoltaïque

    Très en vogue il y a quelques années, les panneaux solaires photovoltaïques ont aujourd’hui moins de succès en raison d’une forte baisse d’un tarif d’achat de vos Kwh par EDF

    Mini-Éolienne

    La mise en place d’une mini-éolienne sur votre terrain reste aujourd’hui difficile en raison du bruit, de la gène visuelle, du coût d’installation, etc.

    Chauffage bois

    Il existe plusieurs types de chauffage au bois, qui ne sont pas tous considérés comme « énergie renouvelable »

    Poêles à granulés bois. Ce système de chauffage réglable restitue la chaleur de la combustion directement à votre air ambiant avec un rendement situé entre 75 et 94%.
    Chaudière bois. Ce système de chauffage réglable restitue la chaleur de combustion à un fluide caloporteur, qui chauffera votre logement via des émetteurs (radiateurs, plancher chauffant, etc). A noter qu’une chaudière bois peut être double service (chauffage + eau chaude sanitaire).
    Remarque : Votre chauffage peut être considéré comme chauffage principal uniquement s’il dispose d’une régulation automatique. Cela vous permettra d’augmenter le CepMax de votre projet d’environ 15 kWhEP/m².an (augmentation de la consommation maximale d’énergie autorisée). A défaut de régulation automatique, votre système bois sera pris en compte comme chauffage d’appoint.

    Les inserts et cheminées ne sont pas considérés comme source d’énergie renouvelable en raison de leur faible rendement mais aussi par le fait qu’ils ne sont pas étanches, ce qui vous empêchera de valider le test d’étanchéité.

    Attention : Pour être conforme à la RT2012, les appareils de chauffage bois ne peuvent chauffer que des surfaces inférieures à 100 m² (salle de bain non comptées). Pour les projets de surface supérieure à 100 m², un système d’appoint ou d’un second appareil à bois.

    LA MISE AU PLACE D’UNE CHAUDIÈRE À MICRO-COGÉNÉRATION

    Article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : «recourir à une production de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire assurée par une chaudière à microcogénération à combustible liquide ou gazeux, dont le rendement thermique à pleine charge est supérieur à 90 % sur PCI, le rendement thermique à charge partielle est supérieur à 90 % sur PCI et dont le rendement électrique est supérieur à 10 % sur PCI. Les rendements thermiques sont mesurés dans les mêmes conditions que les normes en vigueur pour les chaudières à condensation (chaudières étanches au gaz : EN 483 et EN 677, chaudières non étanches au gaz : EN 297 et EN 677, chaudières étanches au fioul : XPD 35430 et EN 15035, chaudières non étanches au fioul : XPD 35340 et EN 303). Le rendement électrique est mesuré sur un cycle de fonctionnement de 30 min – départ arrêté – et pour une température moyenne d’eau de 40°C, incluant la consommation électrique de la chaudière (hors pompe).»

    Principe : Une chaudière à micro-cogénération, généralement alimentée au gaz, est un système qui produit à la fois de la chaleur et de l’électricité, à partir d’une même source d’énergie. L’électricité produite est généralement utilisée pour l’autoconsommation du logement et lorsqu’il n’y a pas de demande, elle est revendue à EDF (après signature d’un contrat d’obligation d’achat).

    Notre avis : Aujourd’hui, ce système qui peut chauffer à la fois votre habitat et votre eau chaude sanitaire reste onéreux. Sa part de marché est faible en France et peu de techniciens sont qualifiés pour la mise en place et l’entretien.